Les orgues de Paris
ORGUES DE PARIS 2.0 © 2021 Vincent Hildebrandt ACCUEIL LES ORGUES

Eglise luthérienne

Saint-Paul

90, boulevard Barbès, 75018 Paris

1897 - Merklin

1933 - Gutschenritter

1977 - Maciet

II/13 - traction mécanique - composition

Photo de l’orgue: Jeroen de Haan
L’église Saint Paul de Montmartre, inaugurée le 21 novembre 1897 par l’inspecteur écclésisiastique Félix Kuhn, couronne l’action évangélisatrice luthérienne initiée en 1845 par le pasteur Hosemann dans le secteur parisien Nord-Est. L’église est l’œuvre d’Auguste Rey, un architecte d'origine protestante. Le style de l’église est romano-byzantin avec des décors géométriques et végétaux. La façade est en pierre et surmontée d'un clocher. L’intérieur de l’église est sobre et clair. La nef est composée de 4 travées ouvertes par des arcs à droite et à gauche donnant sur les tribunes et les bas-côtés. Organiste titulaire Léonard Ganvert Cultes avec orgue Le dimanche à 10h30
1897 voit l'achèvement de la construction de l'Eglise actuelle, sur Ie boulevard Barbès. Il fut tout de suite envisagé de doter le lieu d'un instrument pour le culte. Consultés, les établissements Joseph Merklin (situés rue Delambre, à Paris) adressèrent à la paroisse un devis en date du 18 décembre 1897. Celui-ci prévoyait deux claviers manuels (au Grand Orgue, 56 notes [ut-sol] : Montre, Bourdon et Salicional de 8 pieds ; au Récit expressif, 56 notes [ut-sol] : Gambe et Voix céleste de 8 pieds, Flûte octaviante de 4 pieds et Basson­Haurbois de 8 pieds) et un clavier de Pédale (30 notes [ut-fa] Soubasse de 16 pieds). Les tuyaux des jeux manuels étaient en étain, ceux de la pédale, en bois. Le buffet d’orgue fut dessiné par l'architecte de l'église, Augustin Rey (à qui l'on doit également l'église luthérienne du Bon­Secours, rue Titon. dans Ie 11e arrondissement de Paris). A la même époque, les établissements Merklin livraient trois autres instruments « protestants », à l’Oratoire du Louvre, aux Temples des Batignolles et du Raincy. En 1910, l'instrument avait déjà subi les rigueurs des variations de température : des pièces de bois s'étaient fendues et des cornements se produisaient. Pour ne rien arranger, les établissements Merklin n'assuraient plus sérieusement l'entretien de l’instrument. On changea donc de facteur d'orgues en 1912. En 1926, la soufflerie devint électrique. Le moteur fut modifié en 1929 pour s’accorder à la nouvelle fréquence du courant électrique. En 1933, Georges Gutschenritter, ancien chef d'atelier de Merklin. procéda au relevage complet de l'orgue. Il venait d'installer l'orgue de l'église luthérienne de la Villette (Saint-Pierre, rue Manin). En janvier 1977, Ie facteur Adrien Maciet (Montainville, Yvelines) proposa un devis pour les « restauration et agrandissement de l’orgue de la paroisse Saint-Paul-de- Montmartre ». En plus des travaux de démontage, dépoussiérage, remise en état des tuyaux, restauration de la traction (alors) pneumatique et de sa transformation en mécanique directe, la composition de l’instrument devait évoluer: au Grand Orgue, transformation du Salicional 8’ en Prestant 4' et adjonction d'une Doublette 2' ou d'un Plein Jeu ; à la Pédale, reconstruction du clavier, complété à trois jeux réels. Un « projet complémentaire » fait état, en novembre de la même année, de la reconstruction nécessaire de deux sommiers neufs (pour remplacer l'unique sommier, devenu irréparable). La nouvelle composition de l’instrument, proposée par Marie-Louise Girod-Parrot, titulaire du grand orgue de l'Oratoire, devint: au Grand Orgue : Montre et Bourdon de 8 pieds, Prestant 4'. Doublette 2’·, Plein Jeu 4 rangs au Récit (ou Positif) : Cor de nuit 8', Flûte 4’·, Quarte 2’·, Nasard, Tierce, Cymbale 2 rangs et Hautbois 8' ; à la Pédale : toujours la Soubasse 16'. En 2021, Ie Grand Orgue comporte la Montre et Ie Bourdon de 8', ainsi que le Prestant de 4'. Sur le Récit, qui n’est plus expressif, prennent place le Cor de nuit 8’ , la Flûte octaviante 4’, le Nasard et le Basson­Hautbois 8' (remonté dans les années 2010). La Pédale est inchangée. Des six pédales d'accouplements et de combinaison d'origine, ne fonctionnent plus que les deux tirasses et l'accouplement des deux claviers manuels. Yves Fossaert entretient aujourd'hui l’instrument. Source : Le Paris des Orgues, Marathon des orgues 18 septembre 2021
Les orgues de Paris

Eglise luthérienne

Saint-Paul

90, boulevard Barbès, 75018 Paris

1897 - Merklin

1933 - Gutschenritter

1977 - Maciet

II/13 - traction mécanique - composition

Photo de l’orgue: Jeroen de Haan
ORGUES DE PARIS © 2021 Vincent Hildebrandt LES ORGUES
L’église Saint Paul de Montmartre, inaugurée le 21 novembre 1897 par l’inspecteur écclésisiastique Félix Kuhn, couronne l’action évangélisatrice luthérienne initiée en 1845 par le pasteur Hosemann dans le secteur parisien Nord-Est. L’église est l’œuvre d’Auguste Rey, un architecte d'origine protestante. Le style de l’église est romano-byzantin avec des décors géométriques et végétaux. La façade est en pierre et surmontée d'un clocher. L’intérieur de l’église est sobre et clair. La nef est composée de 4 travées ouvertes par des arcs à droite et à gauche donnant sur les tribunes et les bas-côtés. Organiste titulaire Léonard Ganvert Cultes avec orgue Le dimanche à 10h30
1897 voit l'achèvement de la construction de l'Eglise actuelle, sur Ie boulevard Barbès. Il fut tout de suite envisagé de doter le lieu d'un instrument pour le culte. Consultés, les établissements Joseph Merklin (situés rue Delambre, à Paris) adressèrent à la paroisse un devis en date du 18 décembre 1897. Celui-ci prévoyait deux claviers manuels (au Grand Orgue, 56 notes [ut- sol] : Montre, Bourdon et Salicional de 8 pieds ; au Récit expressif, 56 notes [ut-sol] : Gambe et Voix céleste de 8 pieds, Flûte octaviante de 4 pieds et Basson­Haurbois de 8 pieds) et un clavier de Pédale (30 notes [ut-fa] Soubasse de 16 pieds). Les tuyaux des jeux manuels étaient en étain, ceux de la pédale, en bois. Le buffet d’orgue fut dessiné par l'architecte de l'église, Augustin Rey (à qui l'on doit également l'église luthérienne du Bon­Secours, rue Titon. dans Ie 11e arrondissement de Paris). A la même époque, les établissements Merklin livraient trois autres instruments « protestants », à l’Oratoire du Louvre, aux Temples des Batignolles et du Raincy. En 1910, l'instrument avait déjà subi les rigueurs des variations de température : des pièces de bois s'étaient fendues et des cornements se produisaient. Pour ne rien arranger, les établissements Merklin n'assuraient plus sérieusement l'entretien de l’instrument. On changea donc de facteur d'orgues en 1912. En 1926, la soufflerie devint électrique. Le moteur fut modifié en 1929 pour s’accorder à la nouvelle fréquence du courant électrique. En 1933, Georges Gutschenritter, ancien chef d'atelier de Merklin. procéda au relevage complet de l'orgue. Il venait d'installer l'orgue de l'église luthérienne de la Villette (Saint-Pierre, rue Manin). En janvier 1977, Ie facteur Adrien Maciet (Montainville, Yvelines) proposa un devis pour les « restauration et agrandissement de l’orgue de la paroisse Saint-Paul-de- Montmartre ». En plus des travaux de démontage, dépoussiérage, remise en état des tuyaux, restauration de la traction (alors) pneumatique et de sa transformation en mécanique directe, la composition de l’instrument devait évoluer: au Grand Orgue, transformation du Salicional 8’ en Prestant 4' et adjonction d'une Doublette 2' ou d'un Plein Jeu ; à la Pédale, reconstruction du clavier, complété à trois jeux réels. Un « projet complémentaire » fait état, en novembre de la même année, de la reconstruction nécessaire de deux sommiers neufs (pour remplacer l'unique sommier, devenu irréparable). La nouvelle composition de l’instrument, proposée par Marie- Louise Girod-Parrot, titulaire du grand orgue de l'Oratoire, devint: au Grand Orgue : Montre et Bourdon de 8 pieds, Prestant 4'. Doublette 2’·, Plein Jeu 4 rangs au Récit (ou Positif) : Cor de nuit 8', Flûte 4’·, Quarte 2’·, Nasard, Tierce, Cymbale 2 rangs et Hautbois 8' ; à la Pédale : toujours la Soubasse 16'. En 2021, Ie Grand Orgue comporte la Montre et Ie Bourdon de 8', ainsi que le Prestant de 4'. Sur le Récit, qui n’est plus expressif, prennent place le Cor de nuit 8’ , la Flûte octaviante 4’, le Nasard et le Basson­Hautbois 8' (remonté dans les années 2010). La Pédale est inchangée. Des six pédales d'accouplements et de combinaison d'origine, ne fonctionnent plus que les deux tirasses et l'accouplement des deux claviers manuels. Yves Fossaert entretient aujourd'hui l’instrument. Source : Le Paris des Orgues, Marathon des orgues 18 septembre 2021